Soirée des tuiles ?

Publié le par Le Zouave

Il y a une semaine j'inquiétais ma tante car, désespéré, je retournais chanter dans les eaux du Rio del Plata. Que vais-je faire, où vais-je aller m'oublier ce matin après la soirée d'hier ?

François Hollande est dos au mur. Un remaniement ? Tu parles ! Un revirement ? Ce serait son troisième ou quatrième ? Regarder vers ce qu'il se passe en Italie ? Pourquoi pas. Trop tôt ? Ou plutôt trop tard.

 

Évidemment, la tentation est grande pour moi de faire de cette soirée des tuiles une inspiration pour une Journée des Tuiles et regarder vers Grenoble. Voilà qui, sur le papier, correspond tout à fait à mes envies et mes attentes : une autre gauche, l'humain d'abord et un programme écologique.

Je ne conçois pas, en 2014, qu'on puisse faire de la politique sans "faire" (pardon du gros mot) de l'écologie.

En attendant les abstentionnistes et bulletins blancs ou nuls deviennent sans doute la plus grande force, la grande muette en quelque sorte. Il va falloir mobiliser, offrir un projet différent, qui puisse aussi parler à ces personnes-là. Afin de redonner confiance en nos institutions, ne serait-il pas tant de marcher vers une VIème République ?

Soirée des tuiles ?

Publié dans ainsi valse la vie

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Michel 31/03/2014 08:38

Je peux concevoir que la Gauche au pouvoir à ramasser les tuiles de Sarkozy; je peux concevoir que la crise est tenace, mais qu'il faudra bien un jour se poser la question pourquoi et à qui profite la crise? Parce que le constat est bien là en cette période difficile, les riches se sont encore plus enrichis et les pauvres encore plus appauvris. Personne ou si peux de la classe politique font ce constat et le dénonce avec force. Alors tous pourris? Pas tous, mais suffisamment beaucoup. Enfin, c'est assez incroyable qu'un type comme Hollande réputé «intelligent» est resté stérile pendant tant de mois avec ce gouvernement qui de toutes évidences n'est pas «compétitif». Un discours de campagne présidentiel qui était axé sur la jeunesse, alors que son Premier Ministre ferait partie des années 80. Entre un Premier Ministre qui ne trouve pas sa place, les errances d'un Président «maladroit», c'est évident qu'il ne peut y avoir de dynamique au sein de l'appareil gouvernemental. Après la victoire de la Gauche à la présidentielle, je serais tenté de dire, mais quel gâchis! Ce qui est aussi certain, c'est que les gens se trompent en votant Front National. Qu'ils feraient mieux de se souvenir du temps passé, de ces politiques extrémistes qui ont mis à feu et à sang notre continent européen. On dira que tout cela c'est du passé... Et bien non, il y a suffisamment de prémisses pour s'inquiéter. Alors que doit faire la France? Et bien qu'elle fasse sa Révolution du 21e siècle pacifiquement et que les politiques se décident, un jour, d'instaurer une vraie démocratie. Avec un peuple qui puisse peser sur les décisions politiques, pas seulement pour des élections de personnes, mais sur décisions d'importance nationale. Que le principe du référendum devienne une réalité. Alors, vous verrez, qui sont les hommes et les femmes qui font de la politique pour le peuple et les autres pour eux-mêmes. Le cas Villepin est un pure scandale, quand on sait, que pour une journée de travail pour la France et des histoires de retraite, il a touché 100'000 euros! Toutes ces pratiques du copinage encouragent l'extrémiste et par conséquent, l'abstention. Quand on sait également que toute la garde de Sarkozy est au prise avec la Justice. Que des élus de Gauche en sont au même niveau. Beaucoup de gens se sont moqués de Ségolène Royal, mais à revoir ses discours lors de sa candidature à la Présidentielle, ils en deviennent éloquents. Oui, il y a tant de choses immorales, d'injustices criantes, des inégalités inacceptables. Pour Hollande, les choses sont assez claires dorénavant, soit le changement c'est vraiment maintenant ou c'est dehors! Parce que sa politique mène à des constats, peut-être pas forcément à cause de lui, mais le doute qu'il suscite. Et le doute en politique n'est jamais bon pour l'équilibre du système. Et aujourd'hui, la France doute comme un grondement intérieur qui sera salutaire si il se traduit par des actes qui redonneront confiance, dans le principe de la Justice sociale, du juste partage de la richesse, de l'égalité des chances. La France se fracture, se fissure, s'oppose dans le crépuscule, l'obscurité. Le temps des lumières semble décidément bien loin.