Odessey & Oracle

Publié le par Le Zouave

Il y a cinquante ans sortait un album assez improbable qui m'est cher. Il s'appelle Odessey and Oracle (oui, il y a une faute d'orthographe mais ils l'ont laissé) et il est l'œuvre des Zombies, originaires de St Albans dans le sud du Hertfordshire, en Angleterre.

Odessey & Oracle
Odessey & Oracle
Odessey & Oracle

En version courte, ca serait : bon bah voilà, c'est un album à la Sgt. Pepper, psyché à souhait, très anglais, des mélodies magnifiques, des cordes et des cuivres.

 

L'album aurait dû s'appeler Odyssey and Oracle (Odyssée et oracle), mais le graphiste en charge de la couverture fit une faute d'orthographe : il a remplacé le premier y d'Odyssey par un e. On ne pouvait plus changer le visuel, le nom de l'album restera donc comme une belle anomalie.

L'album est enregistré à Londres, la plus grande partie en juin et juillet 1967, au cœur du premier summer of love quoi. Neuf titres sur douze sont enregistrés aux studio EMI (pas encore baptisés Abbey Road) encore tout chaud occupés par Pink Floyd et les Beatles.

Cette année là, lassés de leur manque de succès en Angleterre malgré quelques succès donc She's Not There en 1964, les membres du groupe se disent qu'ils manquent le train qui annonce la révolution musicale de cette deuxième partie des années soixante. L’album achevé, les Zombies se séparent et chaque membre se consacre à sa carrière solo, ou à sa carrière tout court.

L'album sortira l'année suivante au Royaume-Uni mais en 1968 le psychédélisme est passé. Les Beatles sont en Inde et y reviendront avec une musique plus basique, nue, rock. Pour pas dire roots qui veut un peu tout et rien dire. Au final l'album sortira aux États-Unis... en 1969. Et, malgré l’émergence d’un nouveau son et d’une nouvelle scène, le single Time Of The Season montera à la cinquième place des charts américains.

Mais aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, l'album sera vite oublié, voire vite oublié. Il est depuis devenu culte.

Le clavecin, sous les doigts de Rod Argent, se met à pleuvoir quelques notes puis, juste après, la voix claire et lumineuse de Colin Blunstone fait son entrée : "Good Morning to you I hope you’re feeling better baby". Le titre Care Of Cell 44 ouvre l’album dans un pur instant de grâce. Dans un chant choral parfait qui n'est pas sans rappeler les plus belles harmonie vocales de la tribu Wilson sur Pet Sounds, les Zombies nous lisent la lettre d’un homme impatient de retrouver sa petite amie enfermée en prison. Ce titre a été un flop à sa sortie en single.

1- Care Of Cell 44
2- A Rose For Emily
3- Maybe After He's Gone
4- Beechwood Park
5- Brief Candles
6- Hung Up On A Dream
7- Changes
8- I Want Her She Wants Me
9- This Will Be Our Year
10- Butchers Tale (Western Front 1914)
11- Friends Of Mine
12- Time Of The Season

Trente-cinq minutes et dix-huit secondes de beauté surannée et estivale.

Allez, ça serait bête de s'en priver. Voici l'album en entier.

Beau printemps (bel été ?) à toutes et tous.

Publié dans musique

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