Folk je vous le dise

Publié le par Le Zouave

En parcourant ces pages, vous le savez, les souvenirs, en général, me sont précieux. Cela va souvent de paire avec le fait que ma vie, comme tant d'autres, se peuplent de plus en plus de fantômes.

J'étais persuadé d'avoir déjà évoqué le chanteur Graeme Allwright ici. Mais après une recherche, il a bien fallu me rendre à l'évidence... j'allais encore parler d'une personne récemment disparue.

 

Mes premiers souvenirs musicaux remontent à un Noël, en tout cas c'est comme ça que je me l'imagine. Noël 1979 ou 1980, une histoire de manteau, rouge et blanc et de traîneau, porté par le vent. Et aussi cet impératif qui n'en avait pas vraiment la couleur tellement j'étais déjà assoupi, presque endormi : il est l'heure d'aller se coucher.

C'est amusant de voir comment les sons, un mot parfois, peuvent vous faire partir loin, loin. Je n'arrive pas à dater vraiment mais dans les années 2000, je tombe sur un mot, un mot magique. Tintinnabuler.

La suite c'est cette chanson que je retrouve et le souvenir d'un Noël au creux de ma mère.

Mes yeux s'étaient alors voilés à nouveau. Lorsque j'avancerai vers les étoiles, j'espère pouvoir entendre les clochettes tintinnabuler dans l'éternité.

 

 

Nous avions un coffret de trois disques vinyl, le voici d'ailleurs :

Vu depuis 2020, je me rends compte que sur chacune des six faces se trouvent au moins un titre qui a un jour ou l'autre résonné dans ma vie.

 

Au milieu des années quatre-vingt dix, je me souviens avoir beaucoup usé l'aiguille de la platine en fin de face 4. Let It Be. C'était à l'époque la première fois que je pouvais entendre ce titre interprété à la guitare acoustique. Un délice. Et puis chanté avec une telle intensité. Avec ces choeurs féminins qui lui donnait une aura de chanson de Leonard Cohen.

À l'aide de son élocution si claire, je pouvais enfin noter les paroles de la chanson. C'était avant internet.

Je pourrais en évoquer tant d'autres comme l'adaptation de Little Boxes en français... Juste et cynique résumé de nos vies abruties de capitalisme dur et déchaîné.

Un dernier hymne pour la route, à l'amitié, l'amour, la joie. Buvons encore une dernière fois. Et au trois mille cinq cents Graeme que je pesais à ma naissance.

Folk je vous le dise

Publié dans musique, écrits, perso

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article