Marie presse play.

Publié le par maxime

J'en remets une couche avec  PLAYING FOR CHANGE mais ces gars là sont vraiment formidables.

 

Un jour de... de quand déjà ? Je ne sais plus. Ce devait être au tout début des années quatre-vingt-dix. Quel turbulent et insultant petit homme je devais être. J'étais. 

 

 

Je chéris tous mes souvenirs car j'en ai si peu. 

Je suis à Aiton, en Savoie. Dans une voiture. La Ford Fiesta de La Mi. La voiture est garée devant la maison, elle fait face à la grange. Marie est assise à côté de moi, devant le volant. Je suis passager. Pas sage et passager. Marie me parle d'un cours d'anglais et d'une chanson. Ou bien me parle-t-elle d'une chanson qu'elle veut utiliser en cours d'anglais ? Je ne sais plus. Elle cale une cassette (vous vous souvenez des cassettes ?) et la met dans l'auto-radio.

 

Bref, ce jour-là, elle me fit un cadeau énorme. Un de ceux que l'on tranporte toute la vie avec soi. Elle me fit découvrir une chanson qui n'allait jamais me quitter. J'en ai tout un sac des comme ça mais chacune d'entre elles est un présent précieux que je chéris tout autant que ces traces du passé. Il y a de ces chansons qui font et défont une vie. Il faudra un jour que je compile une liste qui m'est propre mais ce serait une tâche sans fin. Rien que pour ce chanteur, je pense au moins à quatre titres !

 

Mais me revoilà assis en tant que passager. Marie presse play.

J'entends la pluie tomber mais pleuvait-il vraiment ? Peut-être que je mêle la réalité avec les premières notes de la chanson et le ressac de la mer. Elle me traduit les paroles au fur et à mesure que le chanteur égrène ses mots. Chanteur ? Il a une drôle de voix. Parfois je pense à une femme.

Je comprends que le chanteur a quitté sa maison en Georgie et puis soudain ma tante, la chanson, les cuivres d'abord discrets me transportent dans la baie de San Francisco. Je ne reviendrai jamais ou alors juste pour de courtes incursions dans une réalité forcément fade.

 

 

 

 

 

Je vous laisse découvrir ce titre que l'on connait tous, interprété ici dans le cadre de PLAYING FOR CHANGE.

 







Et bien sûr, la Ford Fiesta, la marraine et l'originale. Madeleine de juin 2011.


Publié dans musique

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franck 19/06/2011 20:15



je veux juste te faire un petit coucou et te dire que c'est trés beau ce que tu écris my friend; très souvent tes commentaires me touchent et je m'identifie dans beaucoup de ces petites
choses de la vie que tu relates simplement et qui sont pourtant d'une grande profondeur;


"ce jour-là, elle me fit un cadeau énorme. Un de ceux que l'on tranporte toute la vie avec soi..."


pour moi aussi max, souvent tes mots sont de vrais cadeaux.


merci à toi.


franck, qui écoute otis à donf, tiens.


 


 


 



maxime 19/06/2011 22:12



Oh que c'est gentil tout ça. Et si bon de te lire. Merci Franck. Ça me va droit au coeur. Vraiment.



La Mi 10/06/2011 13:35



Max!!!


Touchée! droit au coeur! et tu sais quoi? Ce matin, il y a de ça 2h30, j'ai  fait Playing for Change en classe, un élève avait son yukulélé, on a tous chanté Stand By Me.


Et voilà qu'après l'excellent Gimme Shelter, tu m'envoie ce fameux Dock of the Bay. Je m'en souviens comme si c'était hier, et non, je crois pas qu'il pleuvait, mais là tu vois y a de l'humidité
dans l'air du côté de mes yeux.


Je t'embrasse.



maxime 13/06/2011 14:04



Belle coincidence dis donc ce cours du vendredi matin. La chanson m'a accompagné tout le weekend dans la tête.


Super que tu t'en souviennes (mieux encore !) que moi.