Tombé le courage

Publié le par le zouave

 

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Gilles Jacquier, haut-savoyard d'origine, grand reporter à France 2, a été tué aujourd'hui en Syrie. Selon un photographe de l'AFP qui se trouvait sur place, un obus est tombé sur un groupe de journalistes qui se trouvait en reportage dans la ville de Homs, haut lieu de la contestation. Plusieurs autres journalistes auraient été aussi blessés.

 

Gilles Jacquier a couvert la guerre en Irak, en Afghanistan, au Kosovo et en Israël. Il a réalisé de nombreux reportages pour Envoyé Spécial. Il a débuté à France 3 Lille en 1991, avant de passer à la rédaction nationale de France 3 en 1994. Il avait obtenu le prix Albert Londres en 2003 avec Bertrand Coq, également grand reporter à France 2, pour un reportage réalisé pendant la deuxième Intifada et l'opération Rempart menée par l'armée israélienne en avril 2002.

 



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Publié dans ainsi valse la vie

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Big Dave 12/01/2012 10:24


Pour répondre à Rosinette, nous n'envoyons pas des journalistes au front. Ce sont les journalistes qui partent au front, en toute connaissance des risques encourrus. Ces gars là savent très bien
qu'il y a un facteur chance très important, on ne couvre pas le Kosovo, l'Algérie, l'Afganistant et l'Irak sans avoir une bonne étoile. La chance à quitté celui ci, d'autant plus qu'il couvrait
une manifestation pro régime et qu'elle aurait du être plus sûre que les autres.


Ces gars là sont les héros du journalisme et les héraults de la démocratie. Combattre le silence et l'ignorance à un prix, qu'ils sont prêts à payer.


Après faut voir la récupération politique de notre cher président : après avoir conspué les journaliste de France 3 pris en otage, en les ttraitant d'irresponsables, voilà que mis à mal dans les
sondages il tente de redorer son blason en faisant les louanges du journalisme de guerre... une girouette et des brouettes de bons sentiments ignoblement hypocrites et opportunistes.


Jacquier à ce que les politiques n'ont pas et n'auront jamais : une bonne conscience et énorméement de courage.

le zouave 12/01/2012 16:48



Superbe Big Dave.


Tu me l'apprends pour la récup' de Sarko mais... suis-je étonné ? Tu n'es bien sûr pas le seul à t'étouffer, le Président a même habilement été interpelé sur le sujet : 
A propos des bons et des mauvais journalistes…



rosinette 12/01/2012 08:49


Ce qui est terrible, c'est que sa femme, photographe de son état, a assisté à la scène. C'est terrible. Je ne sais toujours pas si cela vaut vraiment la peine d'envoyer autant de journalistes au
front pour informer le reste du monde... Vaste débat.

le zouave 12/01/2012 10:16



Ah mais ils sont nos yeux, nos oreilles ! Il en faudra toujours.
Mais évidemment je ne peut être que d'accord avec toi sur les conditions affreuses dans lesquels sa femme l'a vu partir.


Mais oui (dit-il bien au chaud derrière son ordinateur à Berlin), cela vaudra toujours la peine d'envoyer quelqu'un ! Et puis ces personnes-là, je veux dire "de cette trempe là", ne pourront
jamais être empêchées d'aller au front.



Michel 12/01/2012 03:20


Chaque fois qu'un journaliste tombe sous les balles ou les bombes, c'est un représentant de la démocratie qu'on assassine! Mes pensées vont à la famille de Gilles Jacquier et respect au Grand
reporter dans l'exercice son métier difficile, mais indispensable. Enfin, les instances politiques des organisations internationales doivent, désormais, prendre toute la mesure du massacre opéré
par le pouvoir syrien. Le temps est venu d'agir et stopper l'inacceptable.

le zouave 12/01/2012 07:19



Gilles Jacquier ne doit pas faire oublier tous ces morts, tous ces assassinats. Je ne crois malheureusement pas que sa disparition provoque enfin une action du reste du monde à l'égard de la main
de fer et de sang de Bashar al-Assad.


 


Une fois encore : Gilles Jacquier.