Au pays des rêves vides

Publié le par Le Zouave

Le dégoût, l'horreur. Une attaque de plus.

Qu'est-ce que l'homme peut faire de plus répugnant que tuer des enfants ? Je ne sais pas et je ne veux pas le savoir.

Au pays des rêves vides

C'est une photo de la ville de Peshawar, tout au nord du Pakistan. Je cite, il s'agit d'une des villes les plus anciennes du pays, un centre de commerce entre le sous-continent indien, l'Afghanistan et l'Asie centrale.

C'est aussi où, avant Noël 2014, cent quarante-et-une personnes ont été assassinées. Le degré des abominations commises sur la planète semble régulièrement mais inexorablement progresser. Et bien sûr, réaction naturelle et affreuse, nous nous habituons à ces assassinats, ces morts qui ne sont pas celles de nos voisins. Alors parfois, certains actes retiennent plus notre attention : par leur ampleur ou par le truchement des médias.

Mais je parle, je parle alors que je voulais vous parler de silence. Celui des cent trente-deux enfants tués qui ne chanteront plus. Le silence que mon ami Didier Pobel évoque dans son article L'Oradour pakistanais.

Ne cherchons pas: il n'y a pas de mot pour tenter de dire ce qui s'est passé ce mardi au pays de Malala, la jeune lauréate du prix Nobel de la Paix, elle-même rescapée d'une attaque analogue. Pas de mot qui dise la sauvagerie de l'assaut.

(...)

Il faudrait qu'une minute de recueillement soit respectée sous tous les préaux du monde. Qu'au moins, lorsqu'il n'y a pas de mot, un grand silence universel dénonce à l'infini cet Oradour pakistanais.

Le blog de Didier Pobel

J'avoue ne pas savoir comment le reste du monde a réagi ou réagira mais ce silence et regarder le visage de nos enfants se parer de sourires ne sont sans doute, en toute détresse, pas les plus mauvaises idées.

Je publie ici quelques sourires, quelques visages de Peshawar. Une des villes les plus anciennes du pays, un centre de commerce entre le sous-continent indien, l'Afghanistan et l'Asie centrale. Dans le pays des rêves vides comme l'a écrit Fatima Bhutto, romancière et nièce de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée en 2007.

Au pays des rêves vides
Au pays des rêves videsAu pays des rêves vides
Au pays des rêves vides

Ce matin, j'ai ce goût étrange dans la bouche. Cette impression que nous sommes toutes et tous des sortes de croque-morts malgré nous. Et nous allons cahin-caha dans nos existences sous le poids de toutes ces vies brûlées.

Publié dans ainsi valse la vie

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lami 18/12/2014 21:09

Je partage le même sentiment que toi Maxime, l'horreur absolue et cette impression insupportable que ceux là compteraient moins que les autres??? on en parle si peu autour de moi....c'est horrible mais je ne sais quoi faire non plus...

Le Zouave 18/12/2014 21:29

Pareil ici, on est déjà passé à autre chose. De plus important, de plus beau. Ou bien de plus laid, de plus horrible. C'est la course aux nouvelles et c'est tragique. Je ne sais pas quoi faire non plus.
Ah si, tiens, ce soir je vais donner quelques euros à ACTION CONTRE LA FAIM (c'est ici (il faut copier-coller le lien : https://dons.actioncontrelafaim.org/campagne/aidez-nous-changer-le-destin-de-milliers-denfants?codemailing=14FI77W&token=c9241db42b82e4d3638479f3d57b10fc&utm_source=splio&utm_medium=email&utm_campaign=14FI77).

Merci pour ton message La Mi.