L'autographe de Stéphane Paille

Publié le par Le Zouave

Remember, remember, the fifth of November.

Oui c'était, aussi, un cinq novembre. En 1988. Mon père nous avait conduit mon ami Frédéric et moi jusqu'à la sortie des vestiaires. Dans quelques secondes les images Panini allaient soudainement s'animer. Je dormais depuis déjà plusieurs mois sous le regard franc et droit de Stéphane Paille. Il était venu se glisser à côté de Jean-Jacques Goldman sur le mur de ma petite chambre. Coluche n'était pas loin.

Il faisait froid, je nous revois engoncés dans nos manteaux d'hiver. Le bruit des crampons sur le carrelage. Ils arrivent. Un, deux, trois puis quatre autographes. Frédéric et moi avons des étoiles dans les yeux. Moi peut-être encore plus car je venais de croiser mon idole. Stéphane Paille.

 

L'autographe de Stéphane Paille

Frédéric et moi papotions encore dans les gradins de Geoffroy-Guichard, sûrement occupés à comparer nos autographes, quand Paille marqua le premier but à la quatrième minute du match. Le score final sera de 2-1 pour Sochaux face à Saint-Étienne.

Il avait était élu meilleur joueur français à la fin de la saison précédente. Ma soeur se souvient de cet autre poster où il posait en costard et chapeau haut de forme. 

Mais ce soir de novembre, le meilleur de sa carrière était déjà derrière lui. À la fin de la saison 1987-88 et l'été d'avant donc, il avait atteint des sommets, ses sommets. Finaliste de la Coupe de France avec Sochaux (je voue une haine au FC Metz depuis ce soir-là) et surtout Champion d'Europe Espoirs avec les bleuets (comme on dit). Dans la sélection, il formait un redoutable duo d'attaque avec son pote, un certain Éric Cantona.

L'autographe de Stéphane Paille
L'autographe de Stéphane Paille

Stéphane Paille aura inscrit 144 buts en 460 matches dans sa carrière. Il aura aussi pas mal bourlingué en jouant pour dix clubs et pas moins de quatre championnats différents : en France bien sûr, au Portugal, en Suisse et enfin en Écosse.

 

Stéphane Paille c'est une étoile filante dont les fulgurances ont illuminé mes onze ans. Il est mort aujourd'hui, le jour de ses cinquante-deux ans. Télescopage de plusieurs images ce soir dans ma tête. C'est la vie... père.

L'autographe de Stéphane Paille
L'autographe de Stéphane Paille
L'autographe de Stéphane Paille
L'autographe de Stéphane Paille
L'autographe de Stéphane Paille

Publié dans écrits

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

CHRISTOPHE 16/01/2018 10:20

Très bel hommage.

Dommage, qu'il n'y ait pas une photo de l'autographe.

Bien à vous,

Le Zouave 16/01/2018 13:38

Merci c'est très gentil.
Oui, bien dommage. J'ai bien peur que cet autographe (avec tous les autres accumulés pendant mon enfance et adolescence en France) n'ait été jeté à la déchetterie lors d'une déménagement. Qui sait ? Peut-être le retrouverais-je un jour s'il se cache dans des documents que j'ai encore avec moi. Promis : si je le retrouve, j'édite mon article pour y insérer une photo.

Une précision, sur le même bout de papier, on y trouvait aussi les signatures de Philippe Lucas, Jean-Christophe Thomas et Philippe Morin.

Michel 28/06/2017 01:29

Superbe !

CHRISTOPHE 16/01/2018 14:20

Alors c'est vraiment 3 fois plus dommage !!! Lol