Ow hoo, na na na

Publié le par Le Zouave

Ju-Judy Judy Judy Judy Judy OW, WAHOW!
Ow hoo, na na na
JUDE Jude JUDE Jude Joooo...
Na na na na na, yeah yeah yeah
Yeah you know you can make it, yeah Jude, you not gotta break it
Don't make it bad Jude
Take a sad song and make it better
Oh Jude, Jude, Hey Jude, WHAAAAOOOOW
Ooo, Juuuude
Yeah
Hey, hey, hey, hey, hey-ee-yay-yay-yay
Hey, hey, hey
Now Jude Jude Jude Jude Jude Jude, yeah yeah yeah yeah
Woh yeah yeah
Ah nanananananana cause I wanna
Nanananana ... nanalala ow ow ow
Oh God
The pain won't come back Jude
Yeah, eh hehe heh
Make it Jude
YEAHYEAHYEAH YEAH! YEAH! YEAH! HA HA HA HA HA....
Goodeveningladiesandgentlemen mymymymy my my mahhhh
oooo
Woooh
A-well a naaaa-nanan

Ce que chante et hurle McCartney pendant le fade-out de Hey Jude

Celle-là, elle a une place particulière. Pour plusieurs raisons.

C'est le premier single publié sur le label des jeunes garçons qui se sont vus et crus hommes d'affaire à vingt-quatre ans, à vingt-sept ans. Cinquante ans plus tard, on se contentera de la trouver jolie cette pomme qui tourne et tourne à quarante-cinq tours par minute. Elle danse joliment celle que McCartney a empruntée à Magritte (Le Jeu de Mourre), il faut dire qu'elle est bien entourée de beaux sillons noirs.

Ow hoo, na na na
Ow hoo, na na na
Ow hoo, na na na

Et puis c'est au moment où le groupe allait commencer sa désintégration que cette chanson débarque. Ironie, c'est un hommage à ce qu'ils ont de plus vieux entre eux : leur amitié. Le disque sort pourtant quatre jours après le départ de Ringo des Beatles. Ok, ok, il reviendra deux semaines plus tard de Sardaigne avec une drôle de pieuvre dans ses filets. Mais tout part en sucette. Pardon, à vau l'eau.

En tout cas Hey Jude restera toujours la chanson que Paul McCartney a écrite pour consoler le petit Julian Lennon (Hey Jules, ne sois pas triste...). Ses parents divorçaient, Julian avait cinq ans. L'âge que son petit frère aura quand son père lui sera enlevé à tout jamais.

Ow hoo, na na na
Ow hoo, na na na

Paul fait venir John Lennon et Yoko Ono chez lui, à Londres. Il se met au piano et leur joue le titre auquel il vient d'apporter les paroles finales. Universalité du titre ? Je ne sais pas. Mais John est persuadé que Paul s'adresse à lui en chantant You were made to go out and get her

Des millions de fans ou d'auditeurs auront le même sentiment depuis ce 26 août 1968 jusqu'à aujourd'hui. Et ça continuera. Magie de la musique, on croit que la chanson nous est adressée. Personnellement. 

Une fois la chanson jouée, McCartney lui dit, John, je vais corriger ces paroles, c’est pas encore fini. Quand je dis The movement you need is on your shoulder, je vais trouver autre chose. Ca veut absolument rien dire et puis j’utilise déjà le mot shoulders juste avant...

- Tu plaisantes ? C'est le meilleur vers de toute la chanson !

Les paroles resteront. À jamais.

Je vous laisse avec une anecdote rigolote. Pour les vingt-cinq ans de Mick Jagger, une fête est donnée au Vesuvio Club par Tony Sanchez (propriétaire du club et futur roadie de Keith Richards). Jagger s'y rend depuis Los Angeles, le Vesuvio est le nouveau club à la mode, décoré dans un style marocain. Les néons sont noirs, la lumière tamisée, les top modèles et chanteurs pop à la mode s'y pressent et s'allongent sur d'énormes coussins colorés. Un petit dirigeable plein d'hélium les survolent et va et vient dans la grande pièce centrale du bar.

Jagger n'est pas venu les mains vides. Il ramène de Californie un pressage en avance du dernier album des Stones, Beggars Banquet. Il demande à jouer le disque sur les enceintes du club. Bientôt les gens dansent et sautent au son de ce qui va vite devenir le meilleur album du groupe à ce jour.

Paul McCartney débarque avec sous le coude le prochain single des Beatles. Hey Jude en face A et Revolution en face B. Personne ne l'a encore entendu en dehors des studios EMI au nord de Londres. Sanchez se souvient que le lent mantra qui s'élève dans la deuxième partie de Hey Jude provoque une vague de danses et fait se lever tout ceux qui étaient encore assis. Le club frissonne et le public demande à ce qu'on rejoue ce titre qui fait pourtant plus de sept minutes (inédit de sortir ça en single à l'époque). Au bout d'un moment le dj tourne le disque et finit par jouer la face B. Les murs tremblent. Mick Jagger est agacé. Les Beatles lui avaient volé la vedette ce soir là. Les Stones feront mieux une autre fois.

On raconte que Jagger aurait dit à McCartney : Fucking 'ell, Fucking 'ell! C'est incroyable. En fait, c'est deux chansons en une, c'est ça ?!.

 

 

Bon. On se la réécoute ?
 

Ow hoo, na na na
Ow hoo, na na na

Publié dans musique

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Michel 28/08/2018 23:18

Superbe! - J'aurais bien voulu la tronche de Jagger se décomposer... Au final, un sacré single.