Une tête d’enfant de chœur

Publié le par Le Zouave

François Morel

Rien que son nom... ça respire la France.

Je crois que je ne saurais jamais exprimer toute la tendresse et l'affection que j'ai pour ce bonhomme. Son nom, ses mots, sont souvent venus habités ce coin là d'internet.

 

Dans un podcast (cinq épisodes de 28 minutes), François Morel revient sur ses débuts, ses admirations, ses amitiés. C'est ici, sur France Culture.

Cinq épisodes à son image – ou à celle que l’on s’en fait, tant sa figure et sa voix nous sont devenues familières. Né à Saint-Georges-des-Groseillers (Orne), en 1959, François Morel évoque son enfance et sa tête d’enfant de chœur dans le premier épisode. Une mère dactylo à mi-temps et un père qui fait les trois-huit à la SNCF, milite à la CGT et ne rentre pas toujours de bonne humeur : « Il valait mieux se coucher assez tôt… »

François Morel lit Pilote, découvre René Goscinny. Puis Sempé. Après une maîtrise de théâtre, il ose présenter la Rue Blanche – « Strasbourg me paraissait trop loin géographiquement, le Conservatoire de Paris trop loin socialement » (épisode 2) –, par où sont passés Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle, qu’il admire.

Après avoir fait le groom dans Palace, Morel intègre Les Deschiens, la troupe de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff. Il joue Lapin Chasseur, Les Frères Zénith, Les Précieuses ridicules… Il dit avoir besoin d’humour, et « il y a plus crédible que [lui] pour jouer Racine ou Corneille… ».


Avec le succès viendront les critiques – dont celle de se moquer des « petites gens ». François Morel semble en avoir le souffle coupé. Si ceux dont il s’inspire – un voisin, un cousin – se retrouvent personnages de théâtre, c’est qu’ils ont « la grandeur d’Hamlet puisqu’ils sont sur scène ». Son amitié avec Yolande Moreau ? « Il y a une poésie inouïe chez elle. Le presque rien pour raconter tout un univers… »

Publié dans musique, ainsi valse la vie

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