Un et un et un font un

Publié le par Le Zouave

La première pierre a été posée hier, jeudi.

La House of One, dont l’inauguration est prévue en 2025, réunira des lieux pour les offices de chaque culte, mais aussi des espaces de rencontres pour favoriser le dialogue interreligieux.

Un et un et un font un
Un et un et un font un

«A force de discuter, nous sommes devenus des frères», se félicite le rabbin Andreas Nachama, initiateur de ce projet avec le pasteur Gregor Hohberg et l’imam Kadir Sanci. Le projet intitulé «House of One» offrira trois lieux distincts pour les offices, mais aussi un espace commun de rencontres, de prières interreligieuses et de fêtes communes avec des salles d’études au sous-sol.

En venant à Berlin, on ne pourra pas rater ce bâtiment d’inspiration cubiste, dans le cœur historique de la capitale, conçu pour 47 millions d’euros par le bureau d’architectes berlinois Kuehn Malvezzi. Installé sur «l’île aux Musées», House of One sera construit sur les fondations de l’église protestante Saint-Pierre (Petrikirche), détruite par les bombes de la Seconde Guerre mondiale et rasée par le régime communiste est-allemand.

Un concert de voix...

Financée par l’Etat, la ville de Berlin et par les dons, la «House of One» se définit comme un lieu de rencontre. «Il y a dix ans, beaucoup de musulmans ne pouvaient pas concevoir un dialogue avec les juifs. Cela a changé», assure l’imam Kadir Sanci. «Notre maison représente tous les changements de notre société», ajoute le pasteur Gregor Hohberg, notamment l’émergence d’une communauté musulmane parlant l’allemand et qui «fait partie de l’Allemagne», comme le souligne également l’imam.

Le principal défi de l’institution sera de parler d’une seule voix. «Lorsqu’une question se pose dans notre maison, nous avons toujours plusieurs réponses», constate Roland Stolte, théologien et président du conseil d’administration. «Nous avons choisi de faire l’éloge des différences. Nous avons déjà organisé des conférences pour parler du terme de “peuple élu”, mais aussi celui de “charia”», explique l’imam Sanci, tout en ajoutant : «Nous avons conscience que ce que nous disons n’est pas forcément partagé par d’autres. Nous ne sommes qu’une voix parmi d’autres».

Publié dans berlin

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article