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You... kulélé

You... kulélé

Cela fait-il déjà vingt ans ?

Et oui, les tours venaient de tomber, nous habitions encore dans ce petit appartement en sous-sol du nord de Dublin. Blessington street. Ses grilles de métal peintes en noir, son grand bassin construit au tout début du dix-neuvième siècle. Son eau venait alimenter la distillerie Jameson jusqu'au milieu du vingtième siècle.

 

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J'avais appris la mort de George Harrison au bureau. On le savait malade mais les dernières nouvelles avaient plutôt été rassurantes. J'avais déjà dit comment le soir, j'avais craqué devant Sky News. Je me souviens encore parfaitement de l'image qui ouvrit les vannes lacrimales. Les quatre garçons en noir et blanc descendent tout doucement les marches de l'escalier vers le tarmac du John F. Kennedy airport le 7 février 19644. il y a encore quelques mois, c'était le Idlewild airport mais le monde a changé en novembre 1963.

Pourquoi celles-ci plus qu'une autre ? Je ne sais pas. La réalisation qu'au-delà d'un homme de cinquante-huit ans, c'était un gamin de vingt ans qui partait, pour toujours.

You... kulélé

Flash-forward vers 2021.

De confinement en bal masqué, c'est l'heure du ukulélé. Il faudra que j'écrive (il faudra, il faudra...) sur la passion de George Harrison pour les ukulélés. Et les vieilles rengaines des années vingts ou trente qui vont avec. Il me les a fait aimer, vidéaste amateur avant l'heure (de YouTube).