Sagittarius A*

Publié le par Le Zouave

Ce matin j'écoutais l'émission de Michka Assayas consacrée au nouvel album du groupe québécois Arcade Fire. Je paraphrase ce que disait Win Butler, le chanteur texan du groupe, à propos de Sagittarius A*.

C'est un trou noir, au centre de notre galaxie. C'est le symbole du désir de s'échapper, fuir l'anxiété générale, le pessimisme. Mais une fois le trou noir atteint, on se rend compte que ce trou noir est en nous, que c'est nous-mêmes. Comme la pupille noire de notre oeil. Et qu'on y trouve l'amour désintéressé. Tout ce que nos parents et grand-parents ont vécu. Et tout ce qui nous attend. C'est la vie elle-même. Il n'y a pas lieu de fuir.

La fuite est inutile, tout est là, tout est en nous.

Hasard aujourd'hui, alors que je me régale de cet album, WE, depuis sa sortie il y a dix jours : cette nouvelle comme je les aime. Pouvoir oublier un instant notre caillou brûlé pour se perdre dans le cosmos.

La pochette de l'album WE.

La pochette de l'album WE.

J'ai trouvé ce commentaire sur la pochette de l'album, où il est justement aussi question de Sagittarius A.

La pochette est une photo (par l’artiste français JR) d’un oeil humain à l’aspect légèrement inhumain. Sa noire pupille est censée représenter le trou noir au centre de notre galaxie, Sagittarius A*, référence à la quatrième partie du titre End of the Empire. Surtout, la colorisation de la photo a été confiée au vétéran qui était intervenu sur les pochettes des légendaires albums Ziggy Stardust et Hunky Dory. L’hommage au Bowie des années glam est évident dans End of the Empire I-III et compte parmi les meilleurs moments de l’album. On y ajoutera The Lightning II, réminiscence du style initial du groupe, mais aussi Age of Anxiety I et II ouvrant l’album, tous deux construits sur une première partie sombre avant de s’installer sur le dancefloor avec un esprit plus post punk que disco.

 

Je voulais vous partager l'album dont je ne peux que vous recommander l'écoute répétée. Quel retour en forme ! C'est clairement un futur classique. Et je pèse mes mots, j'écris rarement ceci lors de la sortie d'un album.

Au final, même s'il est vivement conseillé de l'écouter dans son entièreté et dans l'ordre, voici un extrait. Pas n'importe lequel bien sûr, en rapport avec ces mots rédigés ce soir. Pas n'importe où non plus, ni quand. Lors de ma balade ce matin, en écoutant ce podcast. Sur des images filmées au fil du canal de l'Erpetal. Alors que les nuages dansaient au gré du vent, peinture mouillée.

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