Défilé du 1er Mai: instantanés de la France qui marche

Publié le par Maxime

Ce vendredi, Maël Inizan a traîné son objectif dans le défilé parisien du 1er Mai pour tenter de savoir ce qui motivait les manifestants. Morceaux choisis.

 

 

 

Adama, Malien, ex-sans papiers

Adama au défilé parisien du 1er Mai (Maël Inizan)

 

« Je manifeste pour que les sans papiers puissent travailler normalement en France et qu'ils obtiennent tous des titres de séjour. J'espère moi aussi pouvoir un jour obtenir un titre de sejour permanent. »

 

 

 

Marie-Jeanne, retraitée

Marie-Jeanne au défile du 1er Mai, à Paris (Maël Inizan)

 

« Je ne veux pas que ce soit nous qui payions la crise. Je manifeste contre le chômage et pour plus de perspectives pour les jeunes. Je veux un autre monde avec un système plus humain, plus juste. A l'époque, j'ai travaillé dans le privé comme ouvrière et puis après dans l'administration. Avant, il y avait une vraie différence. Aujourd'hui ces différences s'atténuent, on saborde le service public. »

 

 

 

Yannick, militant pour la licence globale

Yannick profite du 1er Mai pour manifester pour la licence globale (Maël Inizan)

 

« C'est une loi liberticide qui accuse les internautes sur de fausses preuves et ne leur donne aucun recours. J'invite les Français à regarder les débats au Parlement pour voir à quel point la ministre et les députés de la majorité sont dépassés sur le sujet. Moi, je suis un supporter d'e-Mule et je milite pour la licence globale. C'est une question de temps, mais on se rendra compte que c'est la meilleure solution. »

 

 

 

André Allan, retraité

André au défile du 1er Mai, à Paris (Maël Inizan)

 

« Je suis descendu dans la rue comme d'habitude pour le 1er Mai. C'est la fête du travail, c'est un évènement important qu'il faut marquer. Mais cette année, c'est différent, ma fille [à gauche sur la photo, ndlr] est au chômage depuis 17 mois. Je ne pensais pas qu'un jour on serait atteint. J'essaye de sensibiliser les gens pour les européennes. On n'a développé que l'Europe marchande, il faut aujourd'hui s'engager pour l'Europe sociale. »

 

 

 

Julien, infirmier

Julien, infirmier, au défilé du 1er Mai, à Paris (Maël Inizan)

 

« Le 1er, je le fais tous les ans ou presque… C'est le moment de faire entendre sa voix, de dire son mot. Cette année, mon message, c'est : “Non à la reforme des hôpitaux qui veut privilégier les actes les plus rémunérateurs au dépend des autres.” Je demande qu'on augmente le budget de l'hôpital et qu'on embauche parce qu'on travaille en sous effectifs. Après, il y a encore d'autres raisons qui me font descendre dans la rue. Par exemple, je manifeste avec mon vélo parce que je suis cycliste et que je demande moins voiture et plus d'infrastructures pour les vélos en ville. »

Publié dans ainsi valse la vie

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