Demis est de retour !

Publié le par Maxime

Avouez que vous ne vous y attendiez pas à celle-là, non ? Déjà quand j'avais parlé de Patrick Sébastien, j'avais du faire face à moult emails (ça veut dire "trois messages électroniques"). Alors là... Demis.

Mais, mais... Demis.
Demis... euh... Roussos !?

Oui, oui.
Demis Roussos.

Réveillez vous un peu bon sang ! Pourquoi diable vivons nous en 2009 comme si les années pendant lesquelles nous avons grandi étaient la seule chose à retenir ?? La référence ! Faut-il vous rappeler que nos ex-hippies de parents ont pourri dans les années quatre-vingt ?
Ceci était un message pour les (petits) trentenaires.




Le chanteur renoue avec ses premiers amours électriques

On parle là du retour le plus inattendu de l'année: Demis Roussos revient avec un disque de rock! On en voit déjà qui se tordent de rire. Leur hilarité est la preuve qu'ils n'ont jamais eu le bonheur d'entendre un disque des Aphrodite's Child. A la fin des années 1960, ce trio grec composé de Vangelis Papathanassiou, Lucas Sideras et Demis Roussos a mis le monde à genoux avec sa pop psychédélique aventureuse mais mélodiquement inspirée. Par le biais d'un album (double) comme «666», les Aphrodite's Child ont participé au même titre que Love ou les Beatles à l'élaboration d'une bande-son sixties d'une rare inventivité. Et puis, comme cela arrive, le combo a «splité». Roussos, lui, a fédéré les jeunes et les moins jeunes avec une quantité astronomique de tubes («Goodbye My Love, Goodbye»), à des années-lumière soniques de «Four Horsemen» ou «I'ts Five O'Clock».


Petit rappel de la puissance des Aphrodite's Child !



 

Un album vintage
Avec force, talent et sans regret: «J'ai vendu plus de 50 millions de disques. Lorsqu'on a rendu autant de gens heureux, on n'a pas le droit de prétendre qu'on a raté sa vie. Je suis fier de ça comme je le suis de mes débuts comme trompettiste de jazz dans les clubs d'Athènes ou des moments passés au sein des Aprhrodite's Child», affirme le chanteur joint à son domicile d'Athènes. A 63 ans, l'artiste entame toutefois un nouveau chapitre de sa fastueuse carrière avec un album de rock, blues et soul vintage qui semble avoir été enregistré durant l'été 1969! L'opus, sobrement intitulé «Demis», est une merveille qui témoigne de la forme vocale magnifique du chanteur. «Je suis un rocker. Je l'ai toujours été», précise-t-il d'un ton affable et décidé. «Même lorsque j'étais en plein dans ma carrière de chanteur de variété, il y avait toujours en moi une petite voix qui répétait: tu es un musicien de jazz, de pop, de rock. C'est elle qui, après tant d'années, m'a poussé à revenir...»




On le croyait rangé sur l’étagère des souvenirs avec les plus grands tubes enregistrés avec son groupe Aphrodite’s Child à la fin des années 60 (Rain And Tears, It’s Five O’Clock…) ou en solo la décennie suivante (We Shall Dance…), mais Demis Roussos sort de sa retraite pour faire partager la dizaine de chansons soft rock réunies sur cet improbable opus. Récemment repéré par le directeur artistique de variété Marc Di Domenico (Henri Salvador, Micky Green, BB Brunes), Roussos a fait équipe avec le jeune groupe britannique Little Barrie pour mettre en boîte, dans la banlieue de Londres, ce Demis qu’il insiste pour présenter comme un disque rock. Le mixage un peu trop sage de l’album a beau ne pas abonder dans ce sens, il convient d’admettre que le chanteur met du cœur à l’ouvrage, et que lui, au moins, n’a pas enregistré un disque de duos avec de jeunes branchés qui ne le seront plus la saison prochaine.

Lorsqu'on l'interroge sur le comment d'une alliance a priori surprenante, Roussos tempère: «Nous appartenons au même monde, nous faisons le même métier.» Un silence et il poursuit: «Nous sommes des artistes, membres d'une même famille. Nous sommes unis pour prouver à une industrie, qui ne mise plus que sur les reality shows, qu'elle se trompe dans sa manière de promouvoir les jeunes talents...»

Dans la foulée de l'album, Demis Roussos va entreprendre dès l'automne une tournée. Afin de défendre sur scène cette collection de titres superbes dont «September», «On My Pillow» ou le très psyché «Who Give A Fuck» sont les perles les plus torrides. Afin aussi de prendre du plaisir et d'en donner: «Je me moque de faire un flop. J'assume ce disque. Etre rock, c'est une philosophie, un art de vivre...»

Please, please, please: écoutez au moins ces deux titres. Disponibles... ici !





Allez, pour la route hein ?






 











Publié dans musique

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