Relaxe pour l'enseignant qui avait crié "Sarkozy, je te vois"

Publié le par Maxime

Parce que parfois, le vendredi, apporte son lot de bonnes nouvelles.



Poursuivi pour "tapage diurne troublant la tranquillité d'autrui", l'homme de 47 ans n'était pas présent à l'audience.
 
Le juge de proximité, Philippe Adjissi, a estimé que les propos de l'enseignant étaient "maladroits et déplacés" mais qu'ils n'avaient pas un "caractère injurieux".
 
"Ils ont été prononcés pour détendre l'atmosphère et non avec la volonté de troubler l'ordre public", a considéré le magistrat, qui a prononcé la relaxe du professeur contre lequel le ministère public avait requis une amende de 100 euros.
 
"La justice aurait pu faire l'économie d'un procès. On peut parler d'excès de zèle", a déclaré l'avocat du prévenu, Me Philippe Vouland.
 
Le 27 février 2008 à la gare Saint-Charles de Marseille, son client est intervenu lors d'un contrôle d'identification de deux jeunes par la police en pointant l'index vers les forces de l'ordre et en criant, par deux fois selon lui, une soixantaine de fois d'après l'accusation, "Sarkozy, je te vois".
 
Estimant être en présence d'un "perturbateur indésirable", les policiers l'ont conduit au commissariat de la gare et ont dressé un procès-verbal.
 
Le professeur de philosophie a été de nouveau entendu par la police le 18 décembre 2008 avant de recevoir une citation à comparaître devant le juge de proximité le 20 avril, soit 14 mois après les faits.
 
"J'ai la conviction que le président de la République est étranger à cette délibération. Je suis persuadé que la décision du juge de proximité était prise depuis longtemps", a encore dit Me Vouland.
 
Dans un entretien publié jeudi dans Le Nouvel Observateur, le président Nicolas Sarkozy se dit "choqué" par cette affaire marseillaise.
 
"Je suis désolé de cette affaire que j'ai apprise par la presse. C'est ridicule. J'en ai été choqué. Je n'ai porté plainte en aucune manière. Je ne comprends pas pourquoi cet homme a été poursuivi devant un tribunal de police", déclare le chef de l'Etat. 

Publié dans ainsi valse la vie

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