Vendredi 17

Publié le par Maxime


Comment ai-je pu croire que je perdais seulement un père il y a trois mois aujourd'hui ? 
Alors que tout petit déjà je t'envoyais des cartes lors de la fête des mères. Je te remerciais d'être ma maman. D'être mon copain. 

Bien mal m'en pris. Je suis aujourd'hui entouré d'un vide que les séries télévisées de science-fiction des années soixante-dix qualifieraient d'intersidéral.

Sidérant.
Je suis seul. Je suis projeté trente années dans le futur. Je n'ai plus rien pour dire "ah oui mais j'ai encore le temps !". Je suis un jeune gamin et un vieux con tout ça roulé en un. Peut-être que ça t'amuse.

Cela fait trois mois que tu es parti en fumée et je ne compte plus les moments de solitude intense. Comme si tous les recoins de mon intense existence de jeune dublinois qui fait tout et voit tout et va partout avaient été soudainement robinsoncrusoïsés.

Tu n'es plus là et je ne suis (presque) plus là non plus.



Heureusement ce soir il y a de l'orage. Un violent, un bel orage.
Et quand le temps est au tonnerre, quand le ciel laisse éclater sa joie en banderilles blanches et brillantes, tu es là.

Il a fait chaud encore aujourd'hui. Trente-trois degrés. Pour ma trente-troisième année, tu m'en auras fait baver. Cela avait pourtant si bien commencé en ce 26 décembre 2008 quand je lisais tes mots. Tu les avais jetés sur ton clavier à 02:16 du matin. J'allais avoir trente-deux ans, quelques heures après.


J'ouvre les guillemets et je ne les referme pas.
Au cas où.



"J'avais entrepris un grand texte ditirambique sur mes sentiments envers toi....et là...un bug...tout est parti je ne sais où.

Un signe qui me dit : dis lui de vive voix..je t' attends.

Cela commençait par : il était une fois...il y a 33 ans. tiens l' âge d' un mec mort sur la croix, c' était aussi mon âge à une certaine époque de ma vie.

Je te souhaite un très grand anniversaire et pour cette nouvelle année, l' accomplissement de tous vos rêves et la réussite dans vos démarches. Il faut tourner le dos au passé.

Que 2009 soit un nouvel élan pour vous deux.

Je ne peux t' embrasser, car le mot est trop faible. 

SIS DE RIVES 

Publié dans perso

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marie 20/07/2009 08:24

3 mois, à la fois un temps très court et une éternité.Je ne suis pas encore sortie du cauchemar dans lequel je vis... et puis le 18 Juillet, 3 ans, 3 ans que mémé nous a quitté. Francis m'a manqué encore plus samedi lorsque j'étais près de lui à Neffiès.... Et puis tu m'as appelé, et sans que tu le saches ton appel m'a réconforté. Merci mon grand ! comme aurai dis mémé

Maxime 20/07/2009 09:57



Trois ans. Et trois mois.

Je t'embrasse très fort. 



Gwen 18/07/2009 15:00

Toujours aussi emouvant ce que tu écris, continues :o)bises

Maxime 20/07/2009 09:55


Merci Gwen. Bisous à vous quatre.


Claude Evelyne 18/07/2009 14:33

Bonjour Maxime,Nous sommes sensibles à tes mots, continue à exprimer ce que tu ressens.L'amour d'une mère, d'un père reste irremplaçable. Il faut se souvenir, mais aussi regarder devant, accomplir ses rêves, s'épanouir.Nous t'entourons de notre affection et t'embrassons très fort.A bientôtClaude et Evelyne

Maxime 20/07/2009 09:54


Merci. 


Christian 17/07/2009 20:28

c'est bon maxime de savoir que tu peux dire les sentiments qui t'animent...je les accueille avec émotion, bienveillance et affection,je te sais bientôt près de nous!un jour je viendrai à berlin?biseschristian

Maxime 18/07/2009 00:53


Merci Christian.