Au revoir Hopper !

Publié le par Maxime

Putain qu'est ce que je l'aimais cette Amérique là.

 

Celui par qui le cinéma des États-Unis s'est révolté, était né à nouveau, est finalement parti en cette toute fin de mai 2010. 

 

http://s1.lemde.fr/image/2010/05/29/512x256/1365130_3_3d5f_l-acteur-americain-denis-hopper-ici-en-mars.jpg

 

Au-delà de l'image du motard féru de drogues d'"Easy Rider", Dennis Hopper a cultivé une image d'éternel rebelle, toujours à contre-courant de la mode et de la bienséance hollywoodienne.

 

Ainsi, dans un Hollywood largement acquis aux démocrates, le gamin du Kansas a toujours clamé son attachement au parti républicain. Il lui fallut la candidature du démocrate Barack Obama à la présidence pour changer de bord en 2008.

 

A contre-courant, Dennis Hopper l'a été aussi dans le choix de ses films.

 

Les années 1970 voient l'acteur sombrer dans l'alcool et la drogue. Point d'orgue de cette période trouble: "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola, où il joue le rôle d'un photographe halluciné.

 

Dennis Hopper fut aussi à l'affiche de "Johnny Guitar" (1954), "La fureur de vivre" (1955) de Nicholas Ray, "L'ami américain" de Wim Wenders (1977), ou "Blue velvet" de David Lynch (1986).

 

Mais l'homme n'évoluait pas que dans les sphères cinématographiques. Il était peintre, dans la veine du "Pop art" d'Andy Warhol teinté d'impressionnisme, et photographe. "J'ai cessé de peindre après l'incendie qui a ravagé mon atelier en 1961 et détruit toutes mes peintures, se rappelle-t-il. Heureusement, grâce à une exposition de mes photos qui se tenait ce soir-là, mes négatifs ont été sauvés".

 

 

 

http://www.efitnessnow.com/images/Dennis-Hopper-Prostate-Cancer-Bones.jpg

 

 

Je vous conseille la vidéo de l'INA suivante : DENNIS HOPPER ET PETER FONDA AU SUJET DE EASY RIDER. On y voit les deux protagonistes y présenter, à Cannes, le film qui lancera la carrière internationale de Dennis Hopper.

 

Il disait récemment, à propos de sa carrière au cinéma : "There are moments that I've had some real brilliance, you know. But I think they are moments. And sometimes, in a career, moments are enough."

 

 

Au revoir Dennis Hopper !

 

 

 

 

Publié dans cinema - images

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N


Hello Max,


Cette nouvelle m'a aussi marqué, Inter rediffusait d'ailleurs une interview de son dernier passage à Paris.


J'en retiens aussi ses liens avec Miles Davis, dont il aurait inspiré "So What'...


RIP Dennis


nico



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M


Exact. Des liens multiples, de Warhol à Lynch en passant par Miles Davis.


Je te recommande la lecture de Easy Riders, Raging Bulls ou bien d'en voir le documentaire adapté du bouquin. Il est sujet de Hollywood dans les années soixante-dix, de leur
"nouvelle vague" à eux avec Hopper, Lucas, Coppola et autre Scorsese. Superbe et à faire tomber amoureux de l'Amérique les plus conservateurs et anti-américains primaires de France.


 


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