Branlée - Vu de l'étranger

Publié le par Maxime

Mo-mo---MOTUS !

B - R - A - N - L - É - E


regionales 2010

Étymologie
Du verbe branler.

branlée
/bʁɑ̃.le/ 

- (Vieilli) (Rare) Sonnerie de cloche.

- (Vulgaire) (Rare) Masturbation.
On restait couchés deux par deux… On se passait des branlées sévères. — (Céline, Mort à crédit, 1936)

- (Populaire) Raclée, correction, coups donnés ou reçus.
Je suis devenu comme fou et je lui ai filé une branlée terrible.

- (Par extension) (Populaire) Sévère défaite, correction.
J'ai mis une de ces branlée à Philippe !



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Bon il faut quand même bien dire, sans faire la fine gueule, qu'elle laisse quand même un drôle de goût dans la bouche cette vague rose et verte. Tous les membres du gouvernement engagés ont perdu. Mais le Front National est à 25% en Provence-Alpes-Côte d'Azur, plus de 15% en Rhône-Alpes et je passe sur les autres scores tout aussi, sinon plus, importants. Que dire aussi de la moitié des électeurs qui ont choisi de ne pas exercer leur droit de vote ?

C'est encore et toujours la grosse appréhension pour 2012. Oui, vraiment, quelle drôle de conséquence que ce raz de marée de la gauche aujourd'hui. 






Relaxons nous en lisant la presse étrangère du jour.


unes inertnationales 



Voici ce qu'en dit le New York Times: "La magie Sarkozy est en train de se dissiper", note le journal, qui précise que "le débat sur l'identité nationale et sur le voile intégral semblent avoir aidé, et non blessé, l'extrême droite". Nicolas Sarkozy est perçu comme un président "qui s'ennuie facilement et manque de suivi" dans son action, souligne l'auteur, qui prend néanmoins soin de rappeler que "les vainqueurs au niveau local ne font pas forcément des vainqueurs au niveau national", et que les socialistes n'ont pas encore désigné de candidat officiel pour 2012.

Le style présidentiel est largement à mettre au compte de la défaite de la droite, souligne le Los Angeles Times : "les vacances clinquantes de Sarkozy, ses vêtements de marque ainsi que ses sorties parfois vulgaires ont suscité le mécontentement", tandis que "les tentatives du gouvernement pour réduire les dépenses, y compris sur les emplois aidés, tout en menaçant de repousser l'âge de départ à la retraite", ont également écorné son image. De la même façon, The Independent se fait l'écho des critiques émanant du sein même de la majorité présidentielle, pour qui la défaite est due à un style de gouvernement "égocentrique et erratique".

Publié dans ainsi valse la vie

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Nono 24/03/2010 18:58


Bah l'abstention, c'est la réponse du peuple à ceux qui :
- dans un camp, font campagne en disant qu'ils vont tout changer dans les années à venir en étant réelus alors qu'ils n'ont pas fait grand chose dans les dix dernières années.
- dans un autre camp, font campagne en disant qu'ils vont tout changer dans les années à venir alors qu'ils ont déjà assez de mal au niveau national.

Et pour ceux qui vont quand même voté même s'ils sont désabusés, hé bien, ils mettent un bulletin extrêmiste ou 'alternatif'. Et puis, il y a aussi les frileux pour qui immobilisme signifie
sécurité et qui se disent qu'il vaut mieux réelire celui qui est en place, même s'il n'en fout pas une, plutôt que d'aller vers un autre qui risque de nous changer deux trois petites choses dans
notre région mais qui ne seront pas forcément à notre avantage.
Simple ! ;-)


Maxime 24/03/2010 19:43


Bon bah vu comme ça... je vote pour toi la frochaine pois !


Nono 23/03/2010 11:38


Hmmm Je ne suis pas d'accord avec la presse étrangère sur les explications (surtout que les points qu'ils décrivent sont assez vieux maintenant et on sait que tout électeur a une mémoire de poisson
rouge. La preuve, le président de ma région vient d'être réelu alors qu'il a été condamné en 2008 pour prise illégale d'intérêts (passage de contrats entre la région et plusieurs boites dans
laquelle se trouvaient sa femme)).
L'abstention est pour moi un des points les plus importants de ces élections :
1) il y aura moins d'abstention le jour où le vote blanc sera reconnu et comptabilisé, l'opinion du rejet des programmes proposés sera alors faisable ;
2) pourquoi les gens iraient voter alors qu'il ne savent pas comment les institutions françaises fonctionnent et à quoi sert une assemblée régionale. Dans le cadre d'une élection régionale, les
gens ne font pas donc forcément le bilan de ces trois problématiques ramenées à un niveau strictement régional. ;
3) les gens mélangent programmes de partis (= long terme, en partie idéologie), réformes structurelles (= moyen terme, bonne gestion des institutions) et réactions aux aléas de la vie (= court
terme, plans de crise (éco, sanitaire, etc)) et, dans ces conditions, les partis ont du mal à promouvoir un programme qui soit strictement en rapport avec l'élection régionale.
Durant la campagne, on a dit qu'il fallait parler aux français de leur vie quotidienne mais la plupart se sont borné aux appartenances et aux partis politiques plutôt qu'aux projets concrets
locaux. Du coup, les vrais enjeux de l'élection ne les ont pas intéressé.

"Les français sont des veaux" (De Gaulle, années 60) ? Il me semble oui. En plus, ils sont égocentriques. Si seulement ils pouvaient réaliser le confort que le français 'moyen' a par rapport aux
autres pays... :-)


Maxime 24/03/2010 09:14


Et que penser de ça ? 
Après les régionales, la
gauche a le vent en poupe (article paru dans Le Monde en date du 24 mars 2010)


Au sujet de l'abstention, comment ne pas être alarmé. La jolie pirouette en dessin de Martin Vidberg, toujours
aussi pertinent et drôle. Son blog: L'Actu en patates.