La ville qui ne voulait pas mourir

Publié le par le zouave

Ce matin, ce titre (La ville qui ne voulait pas mourir) m'a tapé dans l'oeil. Qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'on y parlait de... Pézenas. Ma belle et goulue Pézenas. Pays de Boby Lapointe et de mes berlingots d'enfrance.

 

http://concours-regions.blog50.com/photos/medium_50c0ab40dd6d34eb073b43de81c5f676.JPG

 

Je copie ci-après de larges extraits de cet article paru sur le blog du Monde, L'inter-connexion n'est pas assurée, en date du 24 septembre 2012. Je vous invite également dans la foulée à signer la pétition au sujet de ce qui se prépare dans le dos des piscenois.

Un projet commercial d’envergure de 90 000 m2 construit sur 30 hectares de surfaces agricoles avec un hypermarché de 7500 m2 , une galerie de 44 boutiques, ainsi que 16 moyennes surfaces, une pharmacie, des restaurants, est prévu sur la commune de Pézenas... ville de 9000 habitants "seulement" !

Je vous invite à lutter face à la démesure de cet ensemble commercial privé et aux conséquences sur la vie du centre-ville et de l’ensemble des commerces de proximité des villages des environs.

 

 

Petit retour en arrière :

"Une histoire qui remonte au Moyen-Age, des hôtels particuliers, un théâtre qui bénéficie de la renommée de Molière, un château détruit par Richelieu, un ghetto juif, des brocanteurs et des spécialités gourmandes. Pézenas (Hérault), 8500 habitants, est une honnête petite ville, proche de Béziers mais non loin de Montpellier, à une quinzaine de kilomètres du littoral. Aux beaux jours, des touristes lassés des plages du Languedoc déambulent dans les rues de la cité, admirent les quelque 30 monuments historiques, visitent les boutiques où l'on trouve des produits estampillés "du sud" ou s'attablent à une terrasse de café. A l'occasion, les visiteurs paient en "occitans", une monnaie locale créée en 2011 pour favoriser l'approvisionnement en produits locaux.

 

http://www.gites-lac-salagou.com/images_photo/Pezenas_321_lightbox.jpg

 

Ce dimanche 23 septembre, une manifestation et des chants animaient le cœur historique. A l'appel de l'association "Bien vivre à Pézenas", une bonne centaine d'habitants et de militants venus des environs se sont retrouvés sur la place Gambetta, devant le musée consacré à Boby Lapointe, natif de la ville. Le courroux des manifestants vise un projet de centre commercial, appelé "Les jardins de Bonneterre" et porté par Alain Vogel-Singer, le maire divers droite.

30 hectares, un hypermarché, un bowling ? Sur une colline située à proximité immédiate de l'A75, l'axe qui relie Clermont-Ferrand à Béziers, un promoteur espère lotir un espace de 30 hectares. D'après l'association, ce terrain accueillerait, dans une formation en arc-de-cercle, un hypermarché, un cinéma, des boutiques, un centre médical ou encore un bowling, le tout étant naturellement entouré d'une nappe de bitume qui servira de parking. Le projet, détaillé dans une plaquette imprimée mais sur aucun site Internet, peut séduire. Le petit ingénieur qui sommeille en chacun de nous peut même y voir un projet harmonieux et un développement ambitieux. "Fluidité, proximité, symbiose avec la nature", promet la plaquette de présentation."

 

Voici l'adresse vers la pétition pour supporter le mouvement de protestation contre ce projet digne de la fin du siècle dernier : NON AU PROJET DE ZONE COMMERCIALE DE BONNETERRE A PÉZENAS.

 

Publié dans ainsi valse la vie

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B

A noter pour faire l'avocat du diable, car le Zouave me connait assez bien, que les commerces du centre ville Pézénas sont quasi inexistants à partir de fin septembre, que beaucoup sont des
petits artistes-zans qui habitent la capitale ou une grande métropole le reste de l'année et que l'été ils viennent plumer d'autres pigeons, plus fortunés et avec un fort accent teuton ou
britannique. Je dis plumer parceque il y en a beaucoup qui proposent des "produits" artistiques que l'on voit partout dans ce type de ville musée (Allez à St Guilhme le Désert en juillet- aoput
puis en décembre par exemple...).


Je ne suis pas un partisans du bitume et du béton, mais il m'arrive aussi de penser aux "jeunes" en scoot de Pézénas ou au simple trentenaire qui doit s'emmerder chez lui les soirs de hors
saison... obligé en fait d'aller à Béziers pour se faire une toile ou pourquoi pas se coincer les doigts dans une boule trouée...


Dison qu'il est facile pour nous citadins de crier sur les projets de ce genre car nous en sommes entourés. Peut être faut il plutôt lutter pour un projet alternatif et citoyen qui ne vise pas à
protéger uniquement les intérêts de quelques commercants qui de toute façon verrons toujours leur boutique tourner en saison (les touristes ne se balladent pas dans les ruelles étroites d'un
supermarché).


Sur la pétition je serais curieux de voir combien de types habitant dans les immeubles de Pézénas vont la signer...


Ce qui n'excuse pas finalement un projet somme toute démesuré par rapport à la ville et qui pèsera sur les impôts locaux !


 


 
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L


Ton message est pleinement justifié Dave.


J'espère que je ne renie pas de trop mon article et mon emportement mais ce que tu dis fait écho à ce que je disais sur un ton ironique en répondant à Chris hier. Je revendique que ces lieux que
je conchie pourtant sont d'une utilité sournoise et évidente pour les péquins que nous sommes. Plus précisément (merci de le faire d'ailleurs !) pour les piscenois qui passent, eux, douze mois sur douze dans cette ville.


 


Et puis comme tu dis, il y a les jeunes (entre autres) qui doivent automatiquement se rendre sur Béziers pour un autre loisir que celui de glander sur le parking ou devant le musée Lapointe. Mais
alors pourquoi ne pas profiter de la taille du projet pour en faire quelque chose plus orienté vers le sport et la culture ? Ce projet alternatif et citoyen que tu évoques.


 


Je te conseille de lire certains commentaires sur le blog directement. C'est intéressant et plus nuancé que mon propos
qui était plus un cri du coeur qu'autre chose.


 



C

Quand cela va-t-il s'arrêter? Quand va-t-on cesser de multiplier les bétonnages, les zones de commerce, les hyper en tous genres, les créateurs de frustration alors que le pouvoir d'achat
dégringole, alors que le processus va continuer vue la politique menée par la "gauche". Je croyais que nous étions dans une pèriode d'austérité (mot très à la mode en Europe et même aux US ). Qui
va ACHETER dans ces temples de la consommation ? Chris
Répondre
L


Et ben nous Chris.


Nous les pigeons de gauche, de droite et d'ailleurs. On va acheter puis bêler. Car ce sera moins cher, car ce sera ouvert plus tard car comme on travaille plus pour gagner plus pour remplir plus nos voitures de
plus de pétrole, on n'a pas toujours le temps, et encore moins l'argent, d'aller chez les petits commerçants.


 


Triste cercle que celui de l'homme et la femme du 21ème siècle dans les pays, dit développés.