Le parti socialiste qui n'était pas socialiste

Publié le par le zouave

Je me suis si bien retrouvé dans deux textes publiés ces dernières heures sur internet que je poste ici des liens vers chacun d'eux.

 

Au sujet d'abord de l'aministie sociale et du passage en force du parti socialiste. Je vous invite vivement à lire ce texte rédigé par  Noël Mamère, député de Gironde, dont la verve et le mot me parlent décidément de plus en plus.

 Amnistie sociale : Hollande, n’oublie pas ton camp

 

Extrait : Je te le dis fraternellement, François, n’écoute pas seulement la promotion Voltaire et les sirènes du CAC 40. N’oublie pas ton camp, n’oublie pas ceux qui t’ont élu, n’oublie pas les invisibles, les hussards de la République, les résistants du mouvement social, ceux que l’on va démarcher le temps d’une campagne et que l’on snobe, une fois arrivé au pouvoir. N’oublie pas ceux d’en bas.

Et si le Président n’écoute pas, alors chers collègues députés socialistes, joignez vous à nous, députés écologistes et Front de gauche, votez pour la justice, votez pour l’amnistie des syndicalistes, des militants associatifs, votez pour vos convictions. Retirez vos brodequins, enlevez vos godillots, n’ayez pas peur, soyez vous même.

A la veille du 1er Mai, rappelez-vous des condamnés de Chicago qui ne furent pas amnistiés et dont le combat pour la journée de huit heures donna lieu à la création de la Journée internationale des travailleurs. Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, August Spies : « Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui. »

 

http://blogs.rue89.com/sites/blogs/files/assets/image/2013/04/florange_0.jpg

 

 

 

Le second texte est publié par Gérard Filoche sur le blog de Siné Mensuel et revient sur une spécialité française. Comment créer une polémique à partir de rien, brasser du vent pour agiter les esprits en ne se souciant pas des possibles conséquences. Conséquences qui de toutes façons seront autant de choses à commenter en aval.

Pour une fois qu'en Europe on laissait entendre un autre son de cloche bordel !

Merkel pas touche ? Mais si ! défendre le Smic contre cette harpie libérale !

Extrait : Ah celle-la, elle est trop bonne ! Voilà Alain Juppé qui amende les textes internes au Parti socialiste. Il se mêle de la convention « Europe » du PS qui est prévue le 16 juin 2013. Il s’inscrit quasiment comme un membre de la commission des résolutions pour…  défendre Angela Merkel, une vieille copine de l’UMP  !

Il faut dire que le texte que Jean-Christophe Cambadélis proposait vendredi 26 avril à la commission de préparation du débat contenait une phrase quasi extraordinaire, révolutionnaire, incendiaire : « L’amitié entre la France et l’Allemagne, ce n’est pas l’amitié entre la France et la politique européenne de la chancelière Merkel ». Mazette ! Quelle audace !

 

 

Voilà où nous en sommes aujourd'hui. Si la tentation pour François Bayr.. Hollande (pardon, je les confonds !) était de pousser le bouchon un peu plus loin alors, oui nous pourrions l'avoir ce gouvernement d'union nationale. Sauf qu'autant qu'union qu'il soit, il ne représentera pas mieux les français que celui d'aujourd'hui. Ce serait quoi ? Exit les Verts et entrée d'une Droite (Centre, appelez cela comme vous voulez) qui court de Bayrou à Fillion ? Ridicule. Ce serait une course vers plus d'austérité et tourner le dos à ceux qui souffrent le plus et qui ont pourtant porté Hollande à l'Elysée.

Quel autre choix ? Effectuer un virage à Gauche me semble encore moins plausible. Voir Martine Aubry à Matignon pour donner des gages à l'aile gauche du parti ? Ceci serait encore un triste simulacre politique.

C'est une vraie politique de croissance dont l'Europe et la France a besoin !

 

 

Publié dans ainsi valse la vie

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joachim 05/05/2013 19:05


Ou est-ce que je verrais le salut, très très vaste question.


Je n'ai encore que des pistes et mes positions évoluent encore beaucoup pour le moment.
Le front de gauche apporte certainement du sang neuf et, soyons clair, j'aurais voté mélenchon aux présidentielles. Mais même ça, je ne le ressens que comme une emplâtre sur une jambe de bois, la
crise est trop profonde.


Vouloir encore parler de croissance en 2013 avec 7 milliards d'être humains occupés à exploiter les dernières ressources à grand coup de machins ultra poluant, vraiment je ne peux pas le
concevoir.
Je veux bien qu'on évoque une croissance technologique ou une croissance de l'indice relatif du bonheur mais ne nous voilons pas la face, quand un homme politique parle de croissance, il veut
juste dire que le PIB va augmenter et que le chomage va diminuer. Enfin, il aimerait bien que ça se passe.
Et ces 2 concepts de PIB et de chomage, je ne peux plus les saquer.


Je ne peux plus saquer la croissance du PIB parce que parler de croissance dans un monde fini ça ne marche juste pas, c'est pas possible, une planète finie implique un moment où y a plus rien à
exploiter, qu'on arrête avec ça. Et qu'on ne me parle pas de développement durable, je trouve ça encore plus abject (je n'ai pas peur du mot).
Et puis pour le chomage et bien je dirais ceci: si le chomage augmente, ça veut dire que les gens travaillent moins et c'est TANT MIEUX, on est arrivé à un moment dans l'existence de l'humanité
où la technologie permet enfin de moins bosser, ça devrait être une bénédiction et on nous sert ça comme une tragédie.


Donc moi, ce que je vois c'est de la décroissance.
décroissance démographique, tant qu'on sera autant, ça ne servira à rien de vouloir faire de la terre un paradis et on n'arrivera à un contrôle de la natalité que par l'EDUCATION.
décroissance de l'utilisation des ressources, je pense que certains partis arrivent à avoir un programme qui tiens plus ou moins la route, malgré l'aberration française concernant l'utilisation
de l'électricité.


Et puis surtout trouver un moyen de rendre au peuple le contrôle de son destin, donc en gros, faire la révolution.

le zouave 06/05/2013 08:18



Superbe Jo'. 


On peut dire que je prends de la hauteur en te lisant. Je t'explique, j'étais en train de regarder le discours de "mon ami" Mélenchon lorsque ton commentaire est arrivé hier. J'ai interrompu la
vidéo pour la reprendre ensuite après t'avoir lu.


Il est clair que ses mots ne sonnaient plus de la même manière après. Vains. Petits.


 


Je suis évidemment d'accord avec toi et la vision du truc tel que tu le poses. Comment parler ainsi de croissance ? Dans le même ordre d'idée, on devrait aussi faire gaffe à ce que l'on achète,
je pense à l'actualité récente qui nous rappelle que le prêt-à-porter en Europe est réalisé dans des conditions atroces. Pardon pour l'amalgame mais j'écris ceci trop vite, j'ai, littéralement un
avion à prendre. À ce sujet, j'espère que certains feront bien leur boulot aujourd'hui...  Nous faisons un
Berlin - Bruxelles - Toulouse. Promis, je vous ferai un petit coucou par le hublot.


 


Comme tu vois je m'en sortirais presque avec une pirouette si ce n'est que je ne peux qu'être d'accord avec toi. J'ai bien aimé ta conclusion. Mais je vais te faire plaisir, enfin j'espère, en te
disant que j'entendais le son de ta voix en la lisant.


 


Décroissance, décroissance démographique. Vaste programme qui en choque plus d'un mais qui me parle. Qui me parle à moi avec mon lecteur blu-ray, mon chat, ma voiture dont je ne me sers pas, mes
dvds et mes disques qui chantent "imagine no possessions...".


 


Heureux de te lire et hâte de discuter de tout ça ensemble un jour.



joachim 05/05/2013 04:26


"C'est une vraie politique de croissance dont l'Europe et la France a besoin !"


Je suis fort étonné, tu penses vraiment que le salut passe par la croissance?

le zouave 05/05/2013 10:38



Je ne peux pas plaider la faute de frappe ni le contre-sens...  J'en suis au point Jo' où contre l'austérité, je ne
vois que cette autre carte à jouer. Croissance verte notamment. 


Mais peut-être y vois-tu une énième entourloupe politicienne ? Je ne sais plus trop comment y croire encore mais je ne veux pas baisser les bras. C'est pour ça que depuis janvier 2012, j'écoute
le discours du Front de Gauche en France. En plus, dans ce pays, les institutions auraient besoin d'un bon coup de rajeunissement (je n'ai pas dit balai tiens) avec l'avénement enfin
d'une VIème République.


 


Est-ce que je le pense vraiment ? Non mais j'essaie d'y croire. 


Pourquoi fais-tu cette remarque ? Tu le verrais où le salut ?


 


La bise mon Jo'.



Big Dave 03/05/2013 16:24


Petite idée : tirée sur le canard hollandais avec du plomb sur son côté droit, ainsi il battera de l'aile gauche plus fort...

le zouave 03/05/2013 16:27



Ah ah ah... alors celle-là elle est bonne, elle est excellente !!
Bravo mon cher brornitologue.



Big Dave 01/05/2013 16:58


Ha Max Max Max...


Peut on répondre à la question : après 14 ans de Mitterandisme, pouvait on encore croire à une politique de gauche avec le PS ? Les allemands ne nous ont ils pas clairement montré ce qu'était une
social-démocratie ? La réponse est dans la question. Les français voulaient une alternance, ce qui était nécessaire, et salutaire. Mais de là à croire que Hollande mènerait une politique de
gauche...


Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, adage fameux de la politique, de droite comme de gauche. Comme son prédecesseur Tonton, il fait passer ce que la droite n'arrivait pas à faire,
parceque qu'avec une image de gauche dite sociale, point besoin de vaseline...


Hollande, socialement à gauche, politiquement à droite. Ses compères comme Fabius, (politiquement)feu DSK et Cahuzac, Moscovici, etc. naviguent dans le même bateau.


Qu'y a t-il à gauche du PS ? une forme de populisme désuet qui fait d'autres promesses, face à un populisme de droite qui remue la boue du nationalisme et dresse quelques boucs émissaires pour
que la populace vienne voter pour Marine.


Y a t-il une recette miracle ? Y a t-il une politique alternative ? Y a t-il un moyen de retourner aux trente glorieuses ? Ben entre la crise des années 30 et les 30 glorieuses il y a eu quelques
millions de mort et une bonne petite guerre... alors si les 30 glorieuses ont un prix, pas sûre qu'on veuille mettre la main à la poche !


Une vraie politique sociale a un coût important, et si l'Europe était une entité politique digne de ce nom, la mutualisation des moyens des différents états nous permettrait de la mener. Ce n'est
pas le cas, entre les anglais positionnés en franc-tireur et chantres du libéralisme à l'américaine le plus débridé et les allemands qui veulent le sourire de la crémière c'est plutôt mal barré.


Si les gens voulait arrêter d'aheter des t-shirts à 2 euros fabriqués dans les goulags des pays émergeants, s'ils arrêtait de consommer à outrance en oubliant qu'ils écrasent une partie de la
pouplation mondiale sous le poids de leurs dressings et autres, si les gouvernements aidait les pays à se stabiliser politiquement et économiquement, si les bisournours existaient... si si si le
monde irait mieux et on en serait pas là.


Pour revenir au sujet, Hollande n'a pas trahi son camps... en votant pour le PS on sais pertinement où l'on met les pieds. Ce n'est en fait que du packaging, et malgré tout la boîte je la trouve
plus sympa que celle de Sarko, même si au final le produit à un peu le même goût...


Je pense faire partie des gens qui savent faire la part des choses, et contrairment à la plupart des français je conserve une conscience et une constance politique. Mais combien vont aller se
réfugier dans les bras de Médusa (pour rester dans le thème Marine) et succomber aux chants des sirènes ? Un bon paquet, rendez vous aux municipales...


 

le zouave 03/05/2013 16:21



Petit coquinou va !


 


Moi je rêve encore et j'essaie de maintenit ma vie avec cette idée qu'il va bien falloir partager un tant soit peu les richesses et les chagrins.


Peut-on encore croire à une politique de gauche avec le PS ? Oui si le PS écoute son aile gauche ! ;)


Oui il y a une recette aternative. Une recette miracle ? Je ne sais pas non. Mais on peut essayer un peu. Après promis, on revient au ni-ni mou (c'est un chinois cherche pas) sans passer par la
case Marine, s'il vous plaît !



le zouave 01/05/2013 08:06


Merci à Fred pour l'article suivant du mois de janvier dernier, lié à la sortie du livre de Bertrand Rothé, professeur d'économie à l'université de Cergy-Pontoise : «De l'abandon au mépris :
comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière».
PS et ouvriers : «On est passé de l'abandon au mépris»