Un double septennat et puis s'en va.

Publié le par Maxime

Je viens de commencer un nouveau chapitre ici, à Berlin.
Cela s'annonce sous de belles couleurs. J'en suis bien sur ravi.

Cela veut aussi dire moins de temps pour mes flagorneries et autres rêveries en zéros et en uns. 

Malgré tout, je ne peux m'empêcher de repenser à ce lundi matin au ciel bleu, le lundi 16 janvier 1996.
Ca faisait sourire Sou quand je m'extasiais devant les montagnes si blanches qui entouraient Grenoble. Ce qui me prenait à la gorge, de beauté (et de froid !) était plus particulièrement le bel et propre contraste entre le blanc des neiges et le bleu du ciel. Alors forcément, Sou décrochait un puis deux sourires. Qu'est ce que nous n'aurions pas fait pour voir son sourire !
Il n'y avait rien de plus beau qu'un sourire de Sou. Ou alors peut-être la couronne de montagnes qui entourait ma reine, Grenoble.

Bref.
Tonton venait de mourir. Je fus soudain pris d'une grande tristesse. Je ne vais pas la faire politique ici. Les quatre minutes et vingt-deux secondes que j'ai ne m'y autorisent pas. Et je ne saurais de toute façon aborder un personnage aussi complexe que Mitterrand. Mais j'avais comme beaucoup... grandi avec lui. Aussi je savais que son décès marquait aussi la fin d'un chapitre. Un peu comme la mort d'un autre qui a presque toujours était dans le paysage des trentenaires de l'an 2000, Jean Paul II.

Aujourd'hui cela fait deux septennats que Tonton est parti. Nous vivons effectivement dans le futur, un autre monde (pas celui d'Aubert & co malheureusement). Les années quatre-vingt-dix semblent une illusion tellement c'est loin. Vu de Berlin, bientôt, je porterai un regard si confus et lointain sur le passé que j'y verrai Lennon et Coluche, Luther King et Jeff B., Dewaere et maman... tout ça mélangé. Comme dans un chouette clafoutis de souvenirs au gout aigre doux.


Bon j'arrête ma cuisine de moustiquaire. Je file vers mon nouveau chapitre, ça m'emmerderait d'en rater une page !

Demain je montre à ma famille d'ici ce que c'est que tirer les rois. C'est Tonton, un brin lubrique, qui aurait aimé être là. Quel cochon ce Tonton !

Publié dans perso

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