Et on érigea un mur, un 13 août, à Berlin.

Publié le par maxime

Hier matin, accompagné de Nadja (infidèlectrice mais nez en moins et genou écorché, précieuse amie) je me suis donc rendu aux cérémonies du cinquantième anniversaire, triste anniversaire, de la construction d'un mur à Berlin. Le mur de Berlin.

 

Mais d'abord, je vous invite fortement à visiter les pages suivantes :

- Très émouvant, très vrai aussi, lisez bien la conclusion de l'article : Le mur de Berlin raconté par un témoin d'époque 

- Ça devient une habitude,  un SUPERBE diaporama, avant/après.

- Le compte-rendu, très juste et très réussi de Pascal Thibaut de RFICinquante ans après, le mur de Berlin.

Balades vertes sur les traces du mur de Berlin

 

 

La cérémonie de samedi était organisée devant l'un de ces tronçons de 800 mètres de long réédifié le long de la Bernauer Strasse. Cette rue n'a évidemment pas été choisie au hasard. Les maisons construites d'un côté de cette rue relevaient du secteur russe mais le trottoir qui les bordait était situé dans le secteur occidental.

Avant d'être détruites et remplacées par le Mur, ces maisons ont fait pendant quelques semaines office de séparation entre les deux secteurs de la ville. Nombre de leurs occupants ont cherché à fuir en sautant par les fenêtres avant que celles-ci ne soient murées. Ce fut notamment le cas d' Ida Siekmann qui perdit la vie en sautant du troisième étage, le 22 août 1961 et qui est considérée comme la première victime du Mur.

 

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Le maire de la ville réunifiée, Klaus Wowereit, a vivement critiqué les nostalgiques du "Mur de la honte" qui jugent que son érection s'appuyait à l'époque sur des motifs légitimes. La fin du Mur en novembre 1989 doit rester un symbole pour tous les partisans de la liberté et de la démocratie dans le monde entier, a-t-il déclaré.

"Nous ne faisons preuve d'aucune tolérance pour ceux qui, pleins de nostalgie, déforment l'histoire du Mur de Berlin et de la division de l'Allemagne", a-t-il lancé lors d'une cérémonie devant une petite portion du Mur récemment reconstruite comme témoignage historique pour la postérité. Le Mur s'inscrivait dans le contexte d'une dictature."

Assez ironique de lire ceci après coup car, juste avant que les cloches sonnent à midi (voir plus bas), Nadja et moi fûment accostés par une bien triste personne. Cette dame d'un certain âge nous disait  justement que les dirigeants de la capitale allemande, "en bons gauchistes", regrettaient le mur. Bien sûr nous ne savions rien de son désarroi mais son discours était plein de haine. D'amertume. Et finalement, je crois, de tristesse. Je ne sais pas si elle a pris connaissance des discours prononcés ce jour, mais le cas échéant elle saura alors qu'il n'en est rien. Le maire de Berlin, Klaus Wowereit, disant précisément le contraire !

 

Au pied du mur, si je puis dire, il y avait des gerbes de fleurs pour les 136 victimes. 

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Aux côtés du maire, la chancelière Angela Merkel et le président Christian Wulff ont particulièrement rendu hommage à ces 136 personnes tuées en tentant de franchir cette frontière fortifiée pour gagner le secteur Ouest.

Puis nous les avons vus entrer dans la chapelle pour une cérémonie oecuménique pour en ressortir vers 11h45.

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Photo : Nadja Pobel 

 

 

 

 

 

On le voit bien, on le sent bien, un demi-siècle plus tard, le traumatisme est toujours là.

"On ne pouvait pas le croire, on est resté sans voix quand on a vu à notre retour ce mur au milieu de la ville", se rappelle Harry Dieter, aujourd'hui âgé de 80 ans, ancien fonctionnaire de Berlin-Ouest qui se trouvait en lune de miel en Italie au moment de l'édification du "Mur de la honte".

"Personne n'aurait pu penser qu'ils feraient ça. Je me revois en train de regarder les barbelés et les plaques de ciment, j'espérais que l'ordre viendrait vite de mettre tout ça en l'air... Malheureusement, l'ordre n'est jamais venu."

"Bien sûr, c'est bien que le Mur soit tombé et que Berlin soit redevenu Berlin... Mais il reste toujours un peu un 'Mur invisible' dans l'esprit de certaines personnes et je crains que cela ne dure encore un bon moment", dit sa femme, Doris Dieter, 72 ans

 

 

 

 

Et donc, à midi, les cloches se sont mis à sonner dans tout l'immense ville de Berlin. Les métros se sont arrêtés pendant une minute en mémoire des 136 personnes ayant péri en essayant de franchir le Mur. Là-bas, vers le fond de l'image, les représentant de l'État allemand et de la ville de Berlin se recueillaient devant une portion du mur.

 

 

 

 

Il ne faut jamais oublier et ne plus accepter ! Aucun mur, nulle part sur la planète !

Le documentaire de Thierry Denis et Guy Ratovondrahona, à visionner intégralement sur le site qui lui est consacré : LES MURS DE LA HONTE !

 

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Publié dans berlin

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Sebastien 19/08/2011 09:00



En photos...


http://www.boston.com/bigpicture/2011/08/remembering_the_divide.html


Putain, de revoir les photos de l'époque ça fait quelque chose....



maxime 19/08/2011 09:30



Oh merci Seb pour ce lien qui tape dans le mille.


Cette page du site du Boston Globe devrait être consulté quotidiennement ! Je me suis cherché
sur les premiers clichés. Merci encore.