Les Charlots sans Phil

Publié le par Le Zouave

Né au milieu des années soixante-dix et victime, plus que consentante, des rediffusions télévisées, j'ai grandi avec ces quatre ou cinq garçons. Les Charlots. J'ai leur quarante-cinq tours sorti en 1983, L'Apérobic. J'aimais le jeu de mots , la pochette me fascinait aussi, allez savoir.

Mais c'est quand j'ai été plus grand que j'ai été sensible (si, si, sensible) à leurs stratagèmes pour défendre le petit commerce de Michel Galabru devant la marche inévitable du progrès : le développement de l'Euromarché de Michel Serrault. Je regardais ça en vacances dans un petit village de l'Hérault où ma vie était rythmée par le bureau de tabac, l'épicerie et la boulangerie juste assez grande pour accueillir trois clients s'il n'étaient pas trop gros.

Le Grand Bazar. Et tous ces films de cette époque. Les bagnoles, les cascades, les marques et produits, les pantalons, le vocabulaire. La France qui se recroquevillait doucement dans ses trente glorieuses qui ne savaient pas qu'elles agonisaient.

Les Charlots sans Phil

Petit retour (très résumé) sur leur parcours grâce au site Nanardland et un entretien avec Gérard Filipelli (Phil) qui nous a quitté il y a quelques jours.

Les Charlots. Loin du bruit et de la fureur de l'actualité, l'équipe de Nanarland a pu s'entretenir longuement avec Gérard Filipelli, alias Phil, et retracer la carrière d'un groupe de comiques connu dans le monde entier. Qu'il s'agisse d'aborder les hauts ou les bas, les immenses succès populaires ou les imbroglios juridiques, Phil revient sur le phénomène des Charlots sans langue de bois. Il a ouvert pour nous ses archives personnelles, nous invitant à nous replonger dans une époque insouciante, où les Charlots représentaient à l'écran une jeunesse pratiquant la contestation en dilettantes, et refusant de se prendre au sérieux. En guise d'éclairage complémentaire, les propos de Phil sont complétés par ceux de Christophe Lemaire, exégète du 7ème art et critique cinéma à Rock&Folk, qui en profite pour déclarer à la face du monde son amour inconditionnel des Charlots, et de François Kahn, auteur de L'Encyclopédie du cinéma ringard, qui dissèque et analyse le phénomène des Charlots.

Entretien filmé en 2009.

 

Ce sera quelques années plus tard encore, en découvrant les films des Beatles et en particulier Help! que je retrouvais la même douce et glandouillante anarchie. J'allais pouvoir bientôt remonter le cours du temps : les Pythons bien sûr, Peter Sellers et donc les Marx Brothers, référence commune aux Charlots.

On n'a pas fait mieux, pour dégonfler les egos, que de ramasser des fleurs pour les mettre dans des fusils.

Merci les Charlots !

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